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Le jazz est-il mort ?

Cet article m’est venu a l’esprit avoir vu ce blockbuster et la question que se pose Sebastian sur le Jazz.

L’auteur américain Eric Nisenson affirme dans son livre « The murder of jazz » que la spontanéité et la forme expansive de cette musique sont en péril. Le critique a apparemment un goût prononcé pour le solo saxophone joué par un musicien qui le fait par conviction que pour le gain. Ainsi, la forme « light jazz » l’agace. Celle-ci se traduit par une musique de fond au lieu d’une Grande musique qui capte entièrement celui qui l’écoute. Retour sur l’histoire de jazz.

Histoire du jazz

L’origine du jazz vient du sud de l’Amérique, plus précisément du Nouvelle-Orléans au début du 20e siècle. Quand on évoque ce style, on pense aux grands tels que Louis Armstrong, Ellington, Mingus etc. En effet, on doit cet héritage aux Afro-américains. Celui-ci leur permet de faire valoir leur culture et leur identité face à la société américaine tout en faisant ressortir le caractère raciste de ladite société qui porte atteinte sur leur création artistique. la-mort-du-jazz-planeteannelaure.comCe style musical qu’on associe d’habitude avec les instruments comme le saxophone, le trompette, le trombone se distingue par son improvisation et ses notes blues. Mais il peut être aussi accompagné par le piano, la guitare, la batterie etc. La variante de cette musique comme le swing apparaît en 1930, suivi du jazz Manouche en Hexagone, le cool, le free jazz etc. Vers les années 70, les jazzmen commencent à se fatiguer de ce rythme qui est d’ailleurs accessible à tout le monde, noirs et blancs. En plus, la musique n’est pas rentable et les ténors doivent faire 3 à 5 tours par semaine pour affronter la cherté de la vie. Ainsi, un nouveau rythme qui combine le jazz, le rock ou le funk et les instruments électroniques a vu le jour : le jazz fusion. C’était quelque chose d’inédit, de sauvage qui joue sur les synthétiseurs avec un rythme accéléré. Les jazzmen ne cherchent plus alors à produire une belle musique, mais préfèrent improviser des sons plus ou moins distordus qui restent cependant en restant en symbiose avec la musique. Le jazz électrique trouve sa maturité avec Herbie Hancock (Manchild en 1975), Thrust (1974). Le code des musiques négro spirituels est respecté, tout en proposant un rythme enrichi et jazzy. Le jazz fusion a attiré un large public dans les années 80. Jusqu’aujourd’hui, ce genre musical a engendré une vingtaine de sous-jazz dont le soul, le loft jazz etc.

Pourquoi penser que ce genre musical est en train de disparaître ?

Après les années 80, les musiques brésiliennes vont émerger. Les professionnels se trouvent au sein de la crise du disque : ils ont peur de perdre l’attention du public face à l’invasion de nouveaux styles de musique. Or, le jazz est un Art, où l’improvisation tient une place importante. Le genre musical est bien vivant mais c’est le jazz de tradition, cette alliance avec le passé qui disparaît graduellement. Le jazz moderne est évolutif, prêt à être répertorié, cadré comme un Art de création issu d’une musique métisse. Il n’est pas en quête de reconnaissance, mais il doit seulement exister.